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Échos des îles et lônes N°41

(publié le 31 octobre 2017)

7 septembre : un air de rentrée pour les animateurs !

Le jeudi 7 septembre, les animateurs des différentes structures partenaires d’éducation à l’environnement se sont retrouvées avec les deux coordinatrices pédagogiques du SMIRIL. Après avoir exposé le bilan de l’année écoulée : quantitatif d’une part avec le nombre de sorties réalisées et plusieurs analyses statistiques, qualitatif d’autre part avec les points positifs et ceux restants à améliorer, les coordinatrices ont présenté l’année à venir en faisant un point sur les questions et demandes des animateurs : point d’eau pour les enfants, nichoirs à oiseaux sur la base nature, etc… Avant de prendre un repas partagé, la matinée s’est conclue sur le rappel des projets en cours sur le territoire -relocalisation de la pépinière Chapelan sur l’île de la table ronde, passage de la ViaRhona - qui pourraient perturber les différentes actions pédagogiques.
L’après-midi, les animateurs ont suivi l’équipe pédagogique du SMIRIL pour une randonnée VTT. L’occasion de découvrir le territoire dans ses moindres détails. Une boucle d’une quinzaine de kilomètres a été réalisée sur la rive droite du Rhône, de la lône Ciselande jusqu’au barrage de Pierre-Bénite et un retour par la lône Jaricot.
Proposée tous les ans, cette journée de rentrée contribue à perfectionner les actions du pôle pédagogique. Elle permet aussi aux animateurs de se former de façon approfondie au territoire.

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Le VTT : une autre façon d'aborder l'espace nature

 

8 septembre : visite de l'Ile de la Table ronde par les étudiants de l'ENTPE

 

Le vendredi 8 septembre, une vingtaine d’étudiants de l’ENTPE sont venus pour visiter l’île de la table ronde et la gestion réalisée par le SMIRIL. Accompagnés par Anthony et Clément, ils ont découvert un site remarquable. La plupart de ces futurs ingénieurs n’étaient pas de la région et ils ont su apprécier ce cadre vert, calme et silencieux à proximité de la vallée de la chimie. Attentifs et curieux, les élèves ont écouté attentivement les explications des gestionnaires du site. De la préservation du bois mort à la sécurité et l’accessibilité des chemins, ou encore de la gestion des bosquets sur la pelouse arborée à la fréquentation du site, de nombreux sujets ont été abordés.
Les élèves sont repartis avec un guide découverte de l’espace nature et quelques-uns reviendront surement pour voir d’autres curiosités du site.

12 septembre : restitution du travail de Marion Van Eck sur les services écosystémiques

Marion Van Eck est une étudiante en économie de l’environnement à Agro Paris Tech et a réalisé son stage de Master 2 à l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse « Etudes des bénéfices liés à l’atteinte du bon état des eaux ». Son stage a consisté a relevé les différents services que la nature rend à l’homme, quantifiables –chiffrables- pour la plupart. Et Marion prouve que l’approche écosystémique nécessite un panel de critères plus important que l’on ne pourrait le penser. Un de ces site d’études a été le SMIRIL. Marion a réalisé un focus group avec élus, personnel et contacts proches de la structure en plus d’études bibliographiques pour évaluer les différents services sur le territoire :
_ les services d’approvisionnement (eau potable, irrigation, abreuvement, électricité, transport, STEP, etc…)
 _ les services de régulation (qualité de l’eau, des habitats, réduction d’impacts liés aux crues, ressource en eau, etc…)
 _ les services culturels et récréatifs (plaisir, loisirs, pêche, promenade, tourisme, etc…)
Au final, ce sont les services culturels et récréatifs qui rapportent le plus au territoire avec notamment l’activité d’animation pédagogique conduite par le SMIRIL.
Les perspectives de l’étude économique réalisée par Marion est d’évaluer les contentements à payer des usagers du site via questionnaire pour affiner ces bénéfices.

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Marion a invité plusieurs types d'acteurs du SMIRIL pour mener son enquête 

16 septembre : Journées européennes du Patrimoine 2017 au SMIRIL

L’île de la Chèvre au fil de l’eau ...
A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine (JEP), l’association Feyzin Europe a proposé au SMIRIL de co-animer une balade sur l’île de la Chèvre à Feyzin. Le thème de cette balade s’est inscrit dans la thématique des JEP de la Métropole de Lyon intitulées   « La Métropole au fil de l’eau ».
Samedi 16 septembre 2017, une trentaine de curieux se sont retrouvés au Mas des Razes, maison-musée de Monsieur Pierre Bailly, situé sur l’ancienne allée du Rhône à Feyzin. Cet agriculteur feyzinois est un passionné d’histoire locale. Guidés par Daniel Hulas et Pierre Bailly pour Feyzin Europe et Julie Déplace pour le SMIRIL, les promeneurs ont ensuite rejoint l’île de la Chèvre. Malgré la pluie, le groupe a emprunté le chemin longeant le Rhône depuis les anciennes usines Planchon jusqu’au site de la maison Blanche. Cette célèbre auberge de mariniers a aujourd’hui disparu. Une fois de retour au mas des Razes, les visiteurs ont écouté les histoires et anecdotes liés au Rhône et visionner des photos anciennes de Feyzin. Au cours de ce moment riche en témoignages et échanges, chacun a pu éprouver la nostalgie du passé.
L’île de la Chèvre est séparée de Feyzin depuis le creusement du canal artificiel. Elle se situe au sein d’une aire à haut risque au milieu de la vallée de la Chimie. Avant l’aménagement de la centrale hydroélectrique de Pierre-Bénite, cette zone était régulièrement inondée lors des crues. Et de nombreuses lônes bordaient le fleuve. Les activités traditionnelles des bords du Rhône ont progressivement fait place aux activités industrielles des usines Planchon puis Lumière, et de la société Plymouth encore en activité aujourd’hui. Aujourd’hui, cette île comprend l’étang Guinet aménagé pour la promenade, la détente et la pêche. Elle accueille également la pépinière Chapelan étendue sur 20 hectares. Le SMIRIL a en charge la gestion et la renaturation des terrains du domaine public fluvial de la CNR situés sur l’île.
L’ile de la chèvre sera bientôt fermée au public dans le cadre des PPRT.

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Au mas des Razes, ce dicton prend toute sa valeur


20 septembre : inauguration de l'expo-photo

Après un long travail de prise de photos, de recueil de témoignages, d’assemblage des triptyques et de montage sur le terrain, l’exposition était enfin prête : Le Rhône des visages. Le mercredi 20 septembre en début de soirée, le SMIRIL l’inaugurait en faisant appel à la compagnie Migrations. Une cinquantaine de participants avaient répondu présent à l’invitation, et dès 18H, la déambulation commençait. Après un petit mot de la présidente, la conteuse enchaine. Des textes de Bernard Clavel flottent dans l’air et rejoignent une clarinette qui nous emmène sur le chemin du bord du Rhône. Les triptyques disposés de part et d’autre du chemin jusqu’au bonhomme de crue sont très appréciés des visiteurs. La compagnie Migrations poursuit son escapade poétique jusqu’au parc à vaches, rythmés par des danses, contes, musiques et chants lyriques. Les participants sont conviés à un buffet pour clôturer cette belle soirée. Ils découvrent alors l’expo-photo intérieure disposée pour l’occasion dans un chapiteau du festival de la Guinguette des singes.

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Les artistes ont mis les portraits en musique

 

21 au 24 septembre : zoom sur la guinguette des singes

Du 21 au 24 septembre se déroulait le festival la Guinguette des singes à Grigny. Organisé par l’association Les Singes, ce festival propose des activités pour la famille, ainsi qu’un programme fourni de spectacles et de concerts. Retour sur la participation du SMIRIL !


 _ 21 septembre : chant d’oiseaux avec la LPO
Charline Durivault, animatrice à la LPO Rhône, emmenait une dizaine d’enfants écouter les chants d’oiseaux. Munis d’un casque pour amplifier les bruits de la nature et d’une parabole, nous avons recherché les sonorités naturelles.
Tout doucement, les enfants se sont aventurés le long des chemins du SMIRIL, au bord du Rhône. Ils ont pu entendre et apprendre à reconnaître le Choucas des tours, la Fauvette à tête noire, le Gobemouche noir de passage sur le SMIRIL et 3 Mésanges (Mésange bleue, Mésange charbonnière et mésange à longue-queue).
Nous avons terminé la séance par une activité artistique : création d’oiseaux à partir d’éléments naturels.


 _ Le 22 septembre, Frédéric Vyghen, de l’association Arthropologia, a animé l’atelier « mâle et femelle, même combat chez les insectes ». Au préalable prévu pour comprendre les mœurs des insectes, cette animation s’est transformée au vu du petit nombre de participants en une découverte des petites bêtes. Le public a été fasciné par ce monde microscopique, les enfants comme les parents ont été très intéressés et ont beaucoup appréciés la balade.

 

 _ 23 septembre : déambulation artistique / expo photo
Cet après-midi ensoleillé, deux déambulations artistiques ont eu lieu au bord du Rhône. Entre amis ou en famille, des festivaliers découvraient les triptyques réalisés par le SMIRIL (et Régis Dondain & Ianis Cima, photographes). Contrairement à la soirée d’inauguration du 20 septembre, le public ne connaissait pas ou peu le projet d’exposition. Beaucoup ont été conquis par la beauté des portraits et paysages. Les artistes de la compagnie Migrations ont emmené une cinquantaine de personnes dans un premier groupe et bien autant dans le deuxième : une réussite !


 

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Jean-Louis Michelot introduit la déambulation avec quelques préambules d'écologie

 

_ 24 septembre : animation pêche et plantes aromatiques et médicinales.
A 09h30, la partie de pêche a débuté avec la participation d’une trentaine de personnes, parents avec leurs enfants. Guillaume Xuereb, de la fédération de pêche 69, a prêté à tous une canne et montré le geste juste pour espérer une touche. Les plus chanceux ont capturé : petits gardons, bouvières, ablettes ou encore un poisson rouge !!! Cette année plus que les autres, la pêche a été rendue difficile à cause du  manque d’eau. L’animation s’est terminée à midi sous un beau soleil, et chaque enfant est reparti avec un poster poisson et le diplôme du jeune pêcheur.

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Partie de pêche au coup dans le bassin de joutes de Grigny

 

Clément Cognet, lui, a animé pour le SMIRIL un atelier sur les plantes aromatiques et médicinales. Un stand décoré de bocaux de tisane a attiré les curieux passants désireux de découvrir les vertus des plantes. Trois thèmes ont été aborde sous forme de petits jeux : l’herboristerie, la fabrication de produits à base de plantes et les huiles essentielles. 
Après avoir  goûté tour à tour des tisanes de serpolet, de verveine, de pensée sauvage ou encore un thé des herboristes (Maroc), les participants se sont vus offrir des tisanes et des recettes à réaliser à la maison.

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Les plantes médicinales, pas toujours facile à identifier, attention à ne pas se tromper !

 

11 octobre : projection du film sur la pédagogie

Mercredi 11 octobre 2017, le SMIRIL a présenté ses 2 films sur les projets pédagogiques intitulé « Apprendre autrement : l’éducation à l’environnement et au développement durable au SMIRIL » réalisé par l’association Vivé. Pour cette occasion, la commune d’Irigny avait gracieusement mis à  notre disposition la salle de spectacle du Sémaphore.
L’association Vivé qui a suivi durant une année scolaire plusieurs classes en projets d’éducation à l’environnement avec le SMIRIL, nous propose un film dynamique qui présente la démarche et l’intérêt des projets, suivi d’un bonus sur les marchés des connaissances et des défis lecture, dispositifs pédagogiques proposés en plus des animations.
Ce film est disponible en ligne http://www.vive-fr.net/2017/10/12/pole-pedagogique-du-smiril-1ere-partie/

La partie bonus :

http://www.vive-fr.net/2017/10/12/bonus-pole-pedagogique-du-smiril-2eme-partie/

Les enfants filmés et leurs familles ont été conviés l’après midi, à une première  séance de présentation suivie d’un goûter. A la séance de 18h, le film a été présenté par la présidente du SMIRIL et le président de l’association Vivé, à une soixantaine  de participants (enseignants, animateurs, partenaires, élus) qui ont ensuite pu échanger autour d’un buffet.
 À 20h le film documentaire «  le lien » fût diffusé, il retrace le parcours initiatique et l’aventure de six adolescents vivant dans une cité, partis en immersion au cœur des Pyrénées  pendant 10 jours.
A la fin de la représentation, le réalisateur Frédéric Plénard a expliquer la démarche de son film, l’expérience a permis de constater à quel pointil est nécessaire de se réapproprier la nature avec tous ses sens , de comprendre et d’apprécier le lien qui existe entre l’homme, la terre et la nature.

 

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L'affiche du film SMIRIL

 

La pépinière Chapelan

Le dossier avance à grand pas, la pépinière Chapelan devrait s’implanter à l’horzion 2020 sur l’île de la table ronde. Et au SMIRIL, on travaille déjà sur les mesures compensatoires. La métropole souhaite en effet mettre en place une charte et associer un grand nombre d’acteurs à la réflexion environnementale et aux mesures compensatoires. La destruction de l’espace naturel et la disparition des activités du SMIRIL doivent être compensées. Qu’en est-il de la forêt alluviale ? Cette forêt est un écosystème d’un certain âge et il ne peut être compensé… Il faut donc trouver des mesures alternatives, mais qui ne compenseront pas la perte de ce biotope rare…

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Cette emprise représente 28 hectares, en plein cœur de l'activité SMIRIL

 

Le SMIRIL participe au Village de l'Eau Bien Commun !

Le samedi 30 septembre, des conférences, ateliers, animations, projections de films et débats sur le thème de l’Eau en tant que Bien Commun ont eu lieu à Lyon.
Au bord de la Saône, sur le site de la MJC Confluence, le Village de l’Eau a réuni différents acteurs de la gestion de l’eau et des espaces naturels alluviaux, dont le SMIRIL. Le fil rouge de cet événement était de questionner les pratiques liées à l’eau et de promouvoir une nouvelle culture de l’eau : au cœur du risque climatique, l’eau est un vecteur de solidarité et de citoyenneté. Les enjeux étaient donc multiples :
- Renforcer la maîtrise publique du cycle de l’eau
- Préserver la ressource et les écosystèmes
- Favoriser la participation citoyenne à la gestion du cycle de l’eau
- Promouvoir le droit à l’Eau comme Bien Commun et droit universel
Dans ce cadre, le SMIRIL a proposé avec le centre L’ILOZ’ du Grand Parc de Miribel-Jonage, l’animation de la Fresque « Fleuve Grandeur Nature ».
Dans cet outil, une grande fresque dessinée représente le bassin versant du Rhône. A partir de ce dessin, la Ligue de l’enseignement de la Loire, concepteur de l’outil, a imaginé un large panel d’animations sur diverses thématiques : les villes et les cours d’eau, le cycle de l’eau, l’énergie, le patrimoine, le milieu naturel… Dans le cadre de cette manifestation grand public, les animateurs du SMIRIL et de l’îloz ont proposé aux passants de situer sur la carte les principales villes du bassin versant, les rivières mais aussi la faune emblématique. L’animation de cet outil dans le cadre du Village de l’Eau nous a permis de constater qu’il attire aussi bien l’attention des petits et des grands et permet d’engager beaucoup de discussions sur le fleuve et ses enjeux.

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La fresque "Fleuve Grandeur Nature"


La gestion des invasives

La gestion des invasives est un sujet sensible au SMIRIL, espace nature de 700 hectares. Il existe un grand nombre d’espèces invasives différentes, faune & flore confondues. Les plus représentées et les plus invasives sont des plantes : Renouée du japon, Ambroisie, Solidage, Acacia, ou encore la terrible Jussie. Les actions réalisés pour lutter contre les invasives sont en baisse, car elle nécessite un grand temps de travail pour une réussite parfois minime. Nous constatons tout de même une progression alarmante de la Jussie, une invasive aquatique. Elle se propage sur les eaux lentes et stagnantes. Les  bassins de joute et lônes étant des lieux propices à son développement, ils n’échappent pas à la prolifération de cette jolie fleur jaune. Le SMIRIL réfléchit aujourd’hui à une gestion qui permettrait de ralentir la progression de la plante. L’arrachage manuel étant la meilleure solution, il reste fastidieux et chronophage. Un travail en coopération avec un lycée est en cours d’étude.

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 La jussie peut progresser à une vitesse alarmante, mais l’intervention reste délicate…

 

 

 

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