AccueilBatraciens

Batraciens

  
  Les amphibiens, les batraciens de l’Espace Nature des Iles et Lônes du Rhône

 

Les différents milieux aquatiques de l’Espace Nature des Iles et Lônes du Rhône présentent des spécificités importantes : le Rhône est favorable à la vie des poissons, les lônes au Martin-pêcheur ou au Castor. Les mares sont soit des aménagements plus ou moins récents, soit d’anciennes lônes très atterries par les dépôts de sédiments apportés par le fleuve et l’érosion des coteaux. Il s’agit de petites zones humides particulièrement propices aux libellules, batraciens et à certaines plantes aquatiques.

  

mare pédagogique de grigny
 

 En 2000, quinze mares avaient été recensées dans les premiers inventaires. Faisant apparaitre les richesses des milieux aquatiques. Le pélodyte ponctué (amphibien), l’agrion de mercure (libellule), ou encore le jonc fleuri (flore) y étaient recensés.


Les amphibiens associés aux libellules et aux plantes remarquables sont apparIs rapidement comme des indicateurs incontournables de l’évolution des milieux aquatiques de l’Espace Nature des Iles et Lônes du Rhône.


Par ailleurs, et plus généralement les zones humides dans leur ensemble accueillent plus de 40 % de la biodiversité pour ne représenter en général moins de 1% du territoire. Depuis les années 1950 les biologistes s’accordent pour constater qu’en France de 60 à 80 % de ces zones ont été détruites.

 

grande mare de la ferme au loup


Le SMIRIL dès sa création en 1995 a mis une priorité dans son programme d’actions : la sauvegarde, la valorisation et l’amélioration de la qualité des zones humides et milieux aquatiques. 


En 2009, un inventaire approfondit des milieux aquatiques de l’espace nature, prenant en compte, les mares  « historiques », casiers, lônes déconnectées, flaques et mares crées à des fins pédagogiques ou d’amélioration du milieu, faisait apparaitre 73 milieux aquatiques  plus ou moins favorables à la reproduction des amphibiens, molusques ou libellules.

grenouille verte

 mare

 

 

 


 

 

 

Les différentes populations d’amphibiens sont suivies étroitement par les naturalistes sur l’espace nature soit dans le cadre du suivi de l’augmentation du débit réservé, soit pour suivre l’évolution des qualités des milieux aquatiques.


En 2009, nous en sommes au troisième rapport pour évaluer la répartition et l’occupation du territoire par les différentes espèces d’amphibiens.


Suivi batracologique des îles et lônes du Rhône à l’aval de Lyon 2000 / 2003 /2008 

 crapaud commun                                        

                                                                                                           couple de crapaud commun

 

                                    

 

 

 

 

 

Ci-joint sa conclusion synthétique


De grands travaux ont été exécutés en ce début de siècle sur la zone d’étude.
Les lônes Ciselande, Jaricot et Table Ronde ont été créées, diversifiant un peu plus les qualités des zones humides des Iles et Lônes du Rhône. Le SMIRIL a poursuivi ses actions d’aménagements, de valorisation et de création de milieux aquatiques sur ce territoire. En 2009, 73 zones humides ont été identifiées. Cinq d’entre elles ne sont plus fonctionnelles. Sur les 68 zones humides potentiellement favorables aux amphibiens en 2008, 34 % d’entre elles étaient vierges d’amphibiens en 2008.


 

mare pédagogique de Grigny 

ponte de grenouille mare au loup

 

 

 

 

 

 

Les micros aménagements au sud de la zone d’étude (mares de la ferme au Loup et mares pédagogiques) ont eu un impact très favorable pour les espèces présentent sur la zone, leur offrant rapidement de nouveaux sites de reproduction.

Neuf espèces sur les quatorze présentent dans le département du Rhône ont été identifiées au cours des quinze dernières années sur la zone d’étude.

Cinq espèces ont des effectifs et une répartition très localisée.

  • Le pélodyte ponctué connu dans moins de 10 territoires dans le département du Rhône est présent dans une seule mare en 2008, avec 2 pontes !

  • L’alyte accoucheur connu de longue date aux abords de la lône Jaricot à Vernaison n’a pas été recontacté en 2008. L’espèce est bien présente dans la carrière de Millery la Tour mais celle-ci pourrait être comblée dans les années à venir.

  • Le triton alpestre est très localisé dans les mares de Millery et Grigny, il profite ces dernières années des créations des mares pédagogiques de Grigny.  Il est nécessaire de poursuivre les efforts d’aménagements pour renforcer sa population sur l’ensemble du site.

  • Le crapaud calamite, l’espèce emblématique des bords de fleuve est localisé en 2008 uniquement sur l’ile de la Chèvre est plus particulièrement sur les espaces très entropisés. Les ornières du GAEC Chapelan accueillent une population très importante de cette espèce (100 chanteurs). Il serait souhaitable de créer des flaques sur la digue du canal pour proposer à l’espèce de coloniser l’ensemble des îles.

 

crapaud calamite
 
  • La grenouille agile localisée uniquement dans les mares de Millery Grigny depuis 1996 apparaît en 2008 sur l’ile de la Chèvre. Il sera important de suivre son évolution au regard de la création des zones humides réalisées.


Si ces 5 espèces sont aussi peu représentées sur l’ensemble du territoire malgré le nombre important de zones humides, c’est parce que la majorité des zones humides disponibles sont colonisées par différentes espèces de poissons.
 
Les mares de Millery apparaissent par leur nombre et leur diversité comme étant les plus riches pour la densité des espèces qu’elles accueillent. Mais il est nécessaire de veiller à la qualité de chacune des zones humides qui composent le site « des Iles et Lônes du Rhône », pour maintenir et garantir la survie des différentes espèces d’amphibiens qui occupent se territoire.
 
9 des 14 espèces d’amphibiens qui peuplent le département du Rhône se reproduisent sur ce site. De ce fait, il devient majeur pour ce groupe de vertébrés.

Statut des espèces d’amphibiens présentes dans le département du Rhône

 

statut des espèces dans le département du Rhône
 
Nom français  Protection nationale Directive Habitats  Liste Rouge  Observées dansla zone d’étude
 
Alyte accoucheur
 Oui  DH IV  Indéterminé  Oui/disparu en 2008
 Sonneur à ventre jaune  Oui  DH II  vulnérable  Non
 Crapaud commun  Oui    A surveiller  Oui
 Crapaud calamite  Oui  DH IV  A surveiller  Oui
 Rainette verte  Oui  DH IV  vulnérable  Non
 Pélodyte ponctué  Oui    Vulnérable  Oui
 Grenouille agile  Oui  DH IV  A surveiller  Oui
 Grenouille rousse  partielle      Non
 Grenouille verte  Partielle      Oui
 Grenouille rieuse  Partielle    A surveiller  Oui
 Salamandre tachetée  Oui    A surveiller   Non
 Triton palmé  Oui    A surveiller  Oui
 Triton crêté  Oui  DH IV  vulnérable  Non
 Triton alpestre  Oui    Vulnérable  Oui